AU FIL DE l’AIR

Quand le cœur est un vaste silo
Qui borne l'horizon morne
Les projets, aux regrets qui les ornent
Nouent le fil de l’eau.

Au fil de l'air, au fil de l’eau
S'en vont les oiseaux qu’on préfère,
Oui, mais les regrets,
Comment s'en défaire…

Au fil de l'air, au fil de l’eau
Le monde on voudrait le refaire,
Oui mais en plus beau
Comme aimer nous fut offert…

Quand le cœur prenait tout son galop
Que glissait le noeud des mornes,
Tes baisers étaient frais comme l’Orne,
Mais lui donnaient chaud.

Et tout flot part au fil de l’air
Et tout ciel part au fil de l’eau
Et dès lors je ne sais plus trop
Je ne sais plus trop qui j’espère.