Oui partons là-bas, si tu veux,
Là-bas sur les canaux
D'or sombre et de brume;
Grand circuit des cieux
Qui s'allument
Par bouquets d'écume;
Là-bas, tout n'est que lumière
D'univers; tout n'est que féerie.
Grand circuit des cieux
Tournant vers nous leur anneau
Aux feux augmentés,
Reflets fragmentés,
Amours éternelles.
Ta face est autre Etoile
Qu'on nomme Paradis;
Le Paradis, tes regards interdits
Me le dévoilent...
Observe le silence:il peut tout me dire...
Tes yeux sont des nadirs...
Constellés...
Oui partons là-bas, si tu veux,
Vents, soleil, cieux vermeils
Teindront tes cheveux.
L'oiseau nichant
Dans la corniche,
Vers notre péniche,
Poussera ses cris serpentus...
Les prendrons-nous pour des moqueries?
Moqueries pour nous...
Transis d'Amour...
Dont les yeux ne se quittent plus?
Les tiens sont des néons noirs et or,
Qui me font perdre le Nord.